abattoirLes salariés des abattoirs de Tarbes sont en grève. Ce choix que nous avons contesté, de privatiser en mai dernier leur outil de travail et de le céder au groupe Arcadie, conduit aujourd’hui à une modification de leur statut. Si les salaires seront maintenus, il n’en va pas de même de certains autres droits dont le rattachement à un Comité d’Entreprise.

Sur le papier, ces salariés peuvent continuer à bénéficier du Comité des œuvres sociales (COS) de Tarbes. Dans les faits, ARCADIE dont chiffre d’affaires avoisine les 308 millions d’euros et pour lequel la ville de Tarbes va encore devoir débourser plus de 3,5 millions d’euros pour travaux avant concession, refuse de débloquer les …4000 euros nécessaires à ce rattachement.

Un véritable scandale, encore amplifié par le fait que le maire UMP, Gérard Trémège préfère claquer la porte à ces hommes en lutte, qu’à un groupe aux pratiques connues de patrons voyous !

A quelques jours d’un Noël déjà marqué par la récession, il est urgent qu’une véritable négociation ait lieu et que gain de cause soit donné aux personnels de l’abattoir. Ce matin, Marie-Laure Eydelie Buffat et Hervé Saint Mézard, élus communistes de l’opposition tarbaise sont allés leur apporter tout notre soutien. Cette après-midi, je tenais à en faire de même, et à appeler le maire de Tarbes à agir pour l’intérêt général de sa ville et de sa population.