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Ce lundi 23 décembre, le tribunal administratif de Pau a annulé la décision du Conseil Municipal de Tarbes confiant la délégation de service public à la société Dalkia/ Véolia. Pour montage non conforme à la régularité d une DSP notamment dans sa procédure de financement. 

Si c'est le concurrent évincé, GDF Suez Energies Nouvelles qui a porté réclamation, celle ci ne peut pas nous étonner puisque les arguments invoqués sont ceux que les élus d'opposition tarbaise ont fait valoir dès le Conseil Municipal du 30 septembre puis réitéré un mois après, le 31 octobre.

Rappelons nos interrogations sur la conduite de cette délégation, son absence de transparence, notamment sur le changement de financement avancé par Dalkia alors même qu'aucune délibération  n'avait avalisé le procédé.

Rappelons notre perplexité devant l'absence de toute trace d'attestation du Conseil de surveillance de l'Hôpital de Tarbes sur la cession d'un terrain à la municipalité afin d’y construire la chaufferie bois. 

Rappelons notre réserve vis à vis d'une délégation de service public de27 ans portant sur un coût de 23 millions d’euros sans garde fous réels pour se prémunir d'avenants qui au fil des années auraient pu faire exploser  les finances locales.

En demandant le report du projet et en refusant de le voter en l'état, nous avons sanctionné ces manques et dénoncé le déni de démocratie qui nous était imposé ; le déplorant d'autant plus que nous étions convaincus du besoin de développer de nouvelles pistes d'énergie verte à moindre coût !

«  Nous prenons notre décision de vote, en totale responsabilité et autonomie, en fonction des réponses fournies à nos questions et interrogations et conformément à ce qui nous apparaît le plus souhaitable pour la population de notre ville et l’intérêt général. » avons nous conclu avant le vote. 

En retour nous a été imposé un passage en force de la majorité et du maire Gérard Trémège, soutenus par un expert faisant plutôt ce soir là office d'adjoint au développement durable. En balayant au passage avec un mépris souverain  les propositions que nous avancions, au motif que nous ne savions rien des Délégations de Service Public...

Le résultat nous le voyons aujourd'hui : exit le chauffage bois. Elle a bon dos l'écologie !

Reste qu'il nous faut aller au bout du constat : pour nous, cela signifie d'abord d'en finir avec une politique municipale de Délégation de Service Public non encadrées et/ou de privatisations aléatoires de services , qui s'avère plus coûteuse et risquée pour les tarbais qu'elle ne leur est utile ; nous pensons au chauffage bois comme aux abattoirs, à l'eau ou à l'assainissement. 

Il est également urgent de contrôler l'argent public et de flécher son utilisation vers des dépenses socialement et écologiquement utiles.

 

 

 

Marie-Pierre Vieu et Dominique Montamat

Elus tarbais d'opposition PCF/Front de Gauche