Marie-Pierre Vieu

Blog de Marie-Pierre Vieu, conseillère Régionale Midi-Pyrénées, présidente du groupe Front de Gauche de la région Midi-Pyrénées, conseillère municipale de Tarbes

23 janvier 2012

Le Front de Gauche soutient les quatre policiers du commissariat de Tarbes

police tarbesLe Front de Gauche des Hautes-Pyrénées apporte son soutien aux quatre officiers de police judiciaire du commissariat de Tarbes qui ont porté plainte contre leur hiérarchie pour harcèlement moral.

Au travers de cette procédure, ces policiers expérimentés et au déroulement de carrière exemplaire dénoncent les pressions subies pour avoir refusé de procéder à des malversations et à des pratiques illégales, ou de les avoir cautionnées, dans le cadre de leur mission professionnelle.

Ils s’étonnent du classement sans suite de cette plainte par Mme le Procureur et dénoncent une enquête IGPN tronquée.

Cette affaire s’inscrit dans le contexte très particulier de la politique de Sarkozy qui met en œuvre depuis 2002 un projet politique sécuritaire et qui ne cesse de le renforcer depuis 2007. Le but de ce projet n’est pas la lutte contre la délinquance mais la lutte contre l'insécurité et son sentiment dans l'opinion publique. Cette orientation vise à modifier la nature de notre Etat de droit en un Etat autoritaire et antisocial.

Contrairement à l’affichage médiatique, il n’est plus question de donner réellement les moyens à une police républicaine d’exercer ses missions de lutte contre la délinquance. Cela se traduit par la baisse des effectifs, la dégradation des conditions de travail des fonctionnaires et par voie de conséquence la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge des victimes.

Dans ce contexte, toutes les dérives pour masquer la réalité, pour faire du chiffre, en gonflant le taux d’élucidation des affaires, sont possibles.

Le Font de Gauche apporte un soutien total à ces officiers de police qui ont le courage de refuser des pratiques illégales et de se dresser contre leur hiérarchie pour dénoncer une situation inacceptable et des pressions intolérables dans le cadre de leur activité professionnelle.

Le Front de Gauche mettra tout en œuvre au plan local comme au plan national pour les accompagner publiquement dans leur lutte pour obtenir justice.


Lundi 23 janvier 2012

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16 janvier 2012

Mon rapport au conseil national du PCF du 16 janvier 2012

Conseil national PCF 16 janvier 2012

Cher-e-s camarades,

 

Tout d’abord évidemment, je voudrais vous souhaiter une bonne année 2012, une année charnière où nous aurons besoin de santé, vigueur et pugnacité pour mener offensivement la belle campagne qui est devant nous. Car, avec ce Conseil national, nous entrons dans le vif du sujet.

Dans 97 jours, nos concitoyens auront à choisir leur avenir. Les élections sont toujours importantes. Cette fois, le contexte dans lequel elles s’inscrivent, leur donne un caractère décisif. Serons- nous ou pas capables d’affronter et de sortir de cette crise sans précédent depuis les années 30 ?

Une crise qui est l’aboutissement des politiques menées ces dernières années. Une crise qui est celle de la suraccumulation des profits, que nous qualifions de systémique car elle est la crise du système capitaliste au paroxysme de ses contradictions.

Une crise aussi qui restructure en profondeur le paysage économique, les rapports sociaux, l’environnement et l’écosystème, la vie politique en même temps que les comportements et les consciences, dont on mesure d’autant moins l’ampleur des conséquences réelles qu’elle se poursuit.

Une crise dont on ne sait pas non plus, comment elle va impacter le scrutin d’avril prochain.

Nous sommes à 97 jours du 1er tour de la Présidentielle. Et le décor se met en place.

Avec :

Un Président en échec sur son bilan et depuis la perte du triple A, dans sa capacité à être un rempart contre cette crise. Escomptant pourtant s’arroger une majorité de français autour de l’acceptation de la récession.

Un PS englué dans les contradictions de la social-démocratie européenne, se refusant face à la crise, à faire les choix structurels qui s’imposent et paralysé otage de cette difficulté.

Un FN qui bénéficie directement de l’absence d’une véritable confrontation, participant au détournement de la colère sociale et à la droitisation du débat.

Un François Bayrou tentant d’incarner pour les milieux financiers, une alternative au Président sortant. D’où un positionnement nettement plus à droite qu’en 2007.

Quant à la campagne du Front de Gauche : où en est-elle?

« Il n’est qu’une race, l’humanité » écrivait Jaurès. C’est avec ce parti pris de l’Humain d’abord, que nous avons engagé la Présidentielle.

Et, sans tomber dans un optimisme béat, il faut prendre conscience que nous sommes devenus la force qui assurera la victoire de la gauche en même temps qu’elle en modifiera le rapport de force en son sein.

 

Notre candidat Jean Luc Mélenchon est aujourd’hui crédité de 8,5%. C’est un socle qui fait de nous la deuxième composante de la gauche alors même que l’accord conclu entre le PS et EELV visait à nous marginaliser; c’est un actif qui nous permet de renouer le dialogue, tisser de nouvelles relations avec des secteurs et des catégories sociales avec lesquelles nos liens s’étaient distendus; c’est surtout le début d’une dynamique qu’il s’agit maintenant conforter et renforcer.

Avec, me semble-t-il, une boussole : placer notre ambition politique et électorale au diapason du niveau des exigences sociales et populaires. Comme en 2005 lors du TCE nous voulons être cette composante qui va rendre à notre peuple le débat politique que le pouvoir et les médias confisquent, être la force de proposition et de rassemblement de la gauche.

J’évoquerai alors trois questions: La manière dont la crise crée une situation inédite ; la manière dont les autres forces politiques abordent cette question de la crise ; la campagne des communistes, du Front de Gauche et notre planning de travail pour les trois prochains mois.

Cette campagne ne ressemble à aucune autre !

Vendredi après-midi le verdict est tombé- la France a perdu son triple A. Cette nouvelle constitue un nouveau revers sérieux pour la droite en ce démarrage de campagne. Pire, Nicolas Sarkozy se retrouve fragilisé à l’échelle européenne, et minoré face à Angela Merkel dans son partenariat avec l’Allemagne.

Cette dégradation va conduire les marchés à augmenter les taux d’intérêt sur les ressources publiques et à renforcer le coût de financement de la dette de plusieurs dizaines de milliards d'euros! Déjà, avec près de 50 milliards d'euros, la charge d'intérêts de la dette est devenue le troisième poste de dépense du budget. Une hausse de un point du taux d'intérêt, consécutive à la perte du triple A, fait augmenter la dette de 10 milliards d'euros cumulée sur cinq ans.

D’autres effets en chaine peuvent survenir parmi lesquels, l’abaissement de la note des collectivités locales qui induirait des taux d'intérêt plus élevés et donc un risque d’augmentation de la fiscalité locale. Mais également un durcissement des conditions d’accès au crédit pour les ménages pour préserver leurs marges financières.

C’est encore l’ensemble de la zone Euro qui est touchée durablement et le coût de financement du Fonds Européen de Stabilité Financière dépendant largement des taux d'intérêt français, l’abaissement impactera les plans d’aide à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande.

Quoiqu’en dise la droite, cette dégradation marque un nouveau palier de la crise de la zone euro et de la dette publique. Elle prouve, si besoin était, que les plans successifs destinés à la combattre n’ont fait que l’aggraver car calés sur la logique d’un soutien et d’une garantie accrus au système bancaire et financier.

Les finances publiques de la plupart des pays européens ont été asphyxiés fournissant aux gouvernements le prétexte d’accélérer leur remodelage des sociétés jusqu’en exclure toute solidarité. En effet, le paradoxe est que cette crise de la dette devient un levier idéologique des pires reculs sociaux.

C’est ainsi que des annonces présidentielles sont prévues pour la fin du mois de janvier et que le sommet social de demain risque fort de déboucher sur de nouvelles mesures drastiques : on parle d’une nouvelle hausse de la TVA, de fin de la durée légale du travail, d’une attaque contre le système social et les retraites via un allongement de la durée de cotisation, d’une augmentation des cotisations ou une réduction des prestations.

Je crois qu’il est besoin alors de rappeler quelques éléments.

D’abord que la dette est la résultante du choix assumé de recourir de plus en plus systématique aux marchés financiers pour couvrir les déficits publics successifs, eux-mêmes imputables aux politiques financières. Et non à un laxisme politique souvent renvoyé à la gauche et à sa gestion de l'État et des collectivités.

Le choix de la réduire par une baisse des dépenses rime avec baisse du pouvoir d’achat et diminution de la consommation, des impôts également. C’est un cercle vicieux où la dette nourrit la dette. Inutile de l’invoquer pour justifier les inégalités. Car au contraire, ce sont les inégalités qui la génèrent. Ainsi de 21,2% du PIB en 1978 elle est passée à 60% en 1998, à 82,3% en 2010, soit 1591,2 milliards d'euros. Pour comparaison 1500 milliards d’euros, c’est aussi la somme que la France a donné aux banques privées depuis 1994, pour payer leurs intérêts !

L’augmentation brutale de la dette ces dernières année sanctionne la décision des États de prendre le relais de l'endettement privé pour continuer de soutenir l'accumulation capitaliste face à l'explosion de l'excès d'endettement privé. Cela correspond au début de la crise entre 2008-2009 avec celle des subprimes américains, les placements boursiers, les LBO et la décision de recapitaliser les banques.

Combattre la crise c’est alors combattre ce dogme de la baisse de la dette et du déficit des finances publiques. En argumentant sur le fait que la dette peut être bonne si elle sert à accroître les richesses réelles, par exemple pour la santé, l'éducation, la recherche, le logement social, la sécurisation de l'emploi, de la formation et des salaires, l'environnement. Elle entrainera une croissance durable et saine par l’augmentation des recettes publiques en impôts et cotisations sociales.

Cette question est au cœur du débat dans cette présidentielle. Des mobilisations pour un audit citoyen de la dette ont été engagés avec la création d’un collectif national et de collectifs locaux ayant pour emblème la phrase de Noami Klein «S’il y a une chose que je sais, c’est que les 1 % plus riches aiment les crises ». À Tarbes, nous nous sommes appuyés sur ce collectif pour préparer des éléments d’un contre budget municipal intégrant notamment les problématiques de la résorption de la précarité des personnels communaux, de l’hôpital, de l’eau et de l’abattoir. Ce qui a débouché une vraie bataille publique qui a permis de marquer des repères notamment sur le refus des PPP.

Cette question va être au centre du débat sur le nouveau traité européen à l'ordre du jour du Parlement européen la semaine prochaine et contre la ratification duquel le PCF et PGE ont décidé d’engager une campagne d’ampleur comme en 2005 exigeant la tenue de référendum. A l’initiative du PGE sera lancé le 31 mars probablement à Bruxelles un sommet alternatif européen visant à réunir politiques, syndicalistes, intellectuels et réseaux voulant travailler à une autre Europe.

Réagissant à la perte du triple A, Jean Luc Mélenchon exprimait là une nouvelle fois notre volonté de rompre avec le traité de Lisbonne et de changer les missions de la BCE afin quelle prête directement aux États, de reprendre le contrôle public sur tout le système bancaire et financier.

Les banques européennes, et françaises ont ainsi bénéficié avant Noël d’un cadeau de plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne. Un véritable hold-up sur l’argent public dont on voit le résultat.

Nous voulons au contraire faire entrer l’Europe dans une logique de convergence sociale, d’harmonisation fiscale, de soutien aux filières industrielles, à l’emploi et à la protection sociale. C’est dans ce sens que le PCF porte la proposition de création d’un fonds européen de développement social, solidaire et écologique qui, en canalisant des financements au service de grands projets d’intérêt général, pourra être un véritable instrument de gouvernance économique.

Le débat se pose dans des termes identiques à l’échelle mondiale. D’où besoin de mener la confrontation qui monte mondialisation/démondialisation avec le curseur d’une lecture de classe.

Où en sommes-nous donc après cette dégradation ?

Le gouvernement d’abord, reste sous le choc de l’annonce des agences de notation même s’il tente de relativiser la question.

La droite doit aujourd’hui faire face aux dégâts qu’elle a elle-même causé. L'enquête Patrimoine 2010 de l'INSEE révèle ainsi qu’entre 2004 et 2010, l'écart entre les 10 % de ménages les plus pauvres et les 10 % de ménages les plus riches a augmenté de plus de 30%. Avec Nicolas Sarkozy, à la table des riches, ce sont les pauvres qui régalent !

En novembre, le taux de chômage a connu avec une hausse de 5,6% sur un an, la hausse la plus élevé depuis douze ans. Les experts parlent pour 2012 d’un taux de chômage qui pourrait être compris entre 10,4% et 10,7%. Dans le même temps, le magazine suisse « Bilan » dressant l’inventaire des 300 plus riches exilés fiscaux installés sur son territoire note parmi eux, 44 « patriotes » quand ils n'étaient (que) 17 il y a 10 ans. Soit 30 milliards d’euros échappant au fisc dont la droite s’est bien gardée d’évoquer !

Mais la principale victime de la politique sarkozyste est l’emploi. « Travailler plus pour gagner plus » annonçait le candidat UMP en 2007. Ce sont 900 usines fermées sur 3 ans, 100.000 emplois industriels supprimés ; pour ne citer que la liquidation totale de Sea France et ses 1000 salariés lâchés par le gouvernement alors qu’il existait la possibilité de construire, avec la SNCF, un projet alternatif, que les collectivités locales étaient prêtes à soutenir ; sans parler du permis de délocaliser à « tout va », la suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME, le harcèlement des syndicalistes…

Aujourd’hui la France est en récession. L'INSEE le confirme en anticipant une croissance négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012.

Pourtant le candidat Sarkozy veut à y croire. S’appuyant sur l’explosion pour brouiller les repères du cadre social, il continue à chercher à incarner le mouvement face à une gauche taxée d’immobilisme et le conservatisme.

C’est au nom de la modernité qu’il a engagé toutes ses réformes (alors qu’il s’agissait en fait de contre-réformes) et remis en cause le socle Républicain issu de la Résistance voire de la Révolution Française et des Lumières.

Il n’a pas hésité à plusieurs reprises à récrire à détourner l’Histoire pour tenter de servir ses intérêts. La lecture de la dernière lettre de Guy Moquet constituait un moyen détourné de vider la notion d’engagement de son contenu de classe. Aujourd’hui il se livre à une banalisation des thèses d’extrême droite pour récupérer l’électorat frontistes en réhabilitant le passé colonial de la France ; Je vous renvoie à l’article de l’Humanité du 5 janvier sur ses vœux à l’armée au cours desquels a été cité en référence un officier parachutiste putschiste d’avril 61.

Dans ce dispositif, Claude Guéant a une place privilégiée puisque grand ordonnateur de la politique sécuritaire et liberticide du gouvernement. Annonçant pour 2011 un chiffre record d'expulsions de clandestins, 32.912 "mesures d'éloignement", soit une hausse de 17,5% par rapport à 2010, il légitime l’intolérable poussant l’ignominie jusqu’à fixer pour 2012 un objectif à la hausse.

Je voudrais encore dire un mot sur l’école. Pas sous l’angle du service public. Mais sur la nature même de l’attaque qui lui est portée. Avec le projet d'autonomie des établissements et de fin de collège unique, il s’agit bien d’instaurer une école inégalitaire mais également de remettre en cause l’accès même au savoir. Mais où va-t-on ? La carte scolaire 2012 qui vient d’être rendue publique conforte la suppression massives de postes d’enseignants (et de classes : en Midi Pyrénées, elle confirme la volonté de mettre à mort l’enseignement professionnel (CAP et bac pro) au moment même où le patronat est à l’offensive pour s’arroger le marché de l’apprentissage.

Contraint à la fuite en avant, le Président de la République fait feu de tout bois multipliant les annonces: TVA antisociale, nouvelle saignée dans les services publics et de manière concomitance annonce d’une Taxe Tobin ou de son soutien au mariage homosexuelle. L’agitation est privilégiée comme stratégie électorale quitte à en subir l’effet boomerang. Ainsi la taxe Tobin rejetée par la chancelière allemande que Nicolas Sarkozy va tenter de dissoudre dans un pac de mesures législatives où sera aussi intégrer la TVA antisociale.

Au sein de la droite, les divisions s’aggravent. L’UMP peut ne pas survivre à la campagne électorale alors qu’il avait été créé comme un instrument de rassemblement durable et hégémonique à droite. Les élus locaux de droite fragilisés commencent à lâcher ; la perte du Sénat est symptomatique de cette dégradation et contribue également à l’accélérer.

Là réside une des explications de la mise en orbite actuelle de François Bayrou autrefois isolé, qui se voit de nouveaux ralliements parmi lesquels des personnalités de droite tels Douste-Blazy, Dassier ou encore Christine Boutin. Le candidat du Modem l’a compris, qui évolue progressivement vers une posture s’intégrant dans la configuration classique des deux familles traditionnelles qu’étaient avant 1995, le RPR et UDF. Clairement fédéraliste et atlantiste, d’une facture également plus libérale que son concurrent Sarkozy au sens des libertés individuelles, plus consensuelle, il peut rassurer et incarner un recours pour une partie de la droite et de la finance, effrayée par les dérives successives de l’actuel président et pour lesquels le recours DSK n’existe plus.

Pour autant le Parti socialiste a-t-il partie gagnée ? Le fait est que bousculé par une crise de plus en plus féroce, son candidat hésite et régulièrement recule l’annonce de son programme faute de pouvoir avancer une alternative crédible de aux plans d’austérité qui s’abattent sur notre pays. François Hollande privilégie une seule piste, celle d’une rigueur « juste » au sens qu’elle s’attaque aux Français comme aux marchés financier. Il l’a encore réaffirmé ce week-end.

La recherche du compromis social est aussi présente dans sa proposition de débat sur le quotient familial, où il pointe un sujet important en l’occurrence la politique familiale escamotant le problème essentiel, ici l’urgence d’une vraie réforme fiscale qui s’en prenne enfin aux plus riches et cesse de s’acharner sur les plus fragiles.

La fondation Terra Nova qui alimente la campagne du candidat socialiste pointe cette contradiction de plus en plus difficile à dépasser entre la forte demande de progrès, de protection, et de justice sociale des classes populaires et les conséquences de l’acceptation par le PS du cadre économique de la globalisation financière. Elle propose une recomposition du corpus socialiste autours de valeurs culturelles et non d’enjeux économiques et sociaux délaissant sciemment une partie des couches populaires qui ont vocation, je cite la note de Terra Nova «  à voter un FN, bientôt fréquentable, car ayant opéré avec Marine Le Pen un retournement sur les questions socioéconomiques, basculant d’une posture poujadiste néolibérale à un programme de protection économique et sociale équivalent à celui du Front de gauche. »

On voit alors comment se met en place la campagne de François Hollande : à sa marge, ce sont des « historiques » du PS qui alertent sur des questions emblématiques de la conscience morale de la gauche et aux arguments desquels nous pouvons en partie souscrire : Rosanvallon sur la République des égaux, Rocard dernièrement sur la nécessité de faire sortir l’Europe de l’ultra financiarisation, la semaine dernière c’était le manifeste sur l’école initié par l’AFEV structure d’éducation populaire créée sous Jospin. Dans le même temps, c’est le choix de diaboliser en le légitimant l’extrême droite jusqu’à faire du vote utile l’argument principal du vote PS.

Il a pour relais dans cette démarche une partie de la presse qui retrouve pour l’occasion des accents militants même si elle s’en défend. C’est le quotidien Libération qui s’est livré lundi dernier à une supercherie honteuse, distordant un sondage d’opinion de vote à la présidentielle pour en conclure que 30% de français qui n’excluraient pas de voter appelant dès aujourd’hui à ne pas revivre un nouveau 21 avril 2002.

Les éditions de vendredi et samedi du Monde se sont livrés à un exercice proche en publiant coup sur coup deux pleines pages consacrées aux intentions de vote de l’extrême droite et à son programme économique. Autrement dit en installant le FN pour mieux imposer le vote PS comme le recours possible à l’électorat de gauche !

Cette stratégie est à haute risque. Parce qu’il peut décourager et geler une partie de l’électorat de gauche. Si les sondages donnent gagnant François Hollande, ils font aussi état d’un total de voix de gauche inférieur à 50%. La reconquête de l’électorat de gauche reste première.

C’est pourquoi le positionnement du PS nous préoccupe. Lors des multiples initiatives, les électeurs de gauche font part de leur inquiétude et même de leur perplexité ; cela altère la perspective politique et nourrit le fatalisme. Le peuple de gauche sait qu’une gauche mal à gauche, c’est l’échec... Les espagnols et grecs en font les frais.

Les communistes visent au rassemblement de la gauche et cela mérite que nous nous adressions solennellement à nos camarades socialistes. Pour leur dire que « si nous n’avons pas toujours les mêmes points de vue, nous avons en commun de vouloir construire une société fondée sur le partage des richesses, des pouvoirs, de la planète. La gauche française est riche de cette diversité d’approche. En 36, en 1981 ; dans la rue et dans le mouvement social en 68, 86, 95, l’an passé contre la réforme des retraites...

La gauche qui gagne, c’est la gauche rassemblée pour mener une politique à la hauteur des attentes et des exigences populaires. Plus que jamais la crise du capitalisme appelle un positionnement résolu, sans ambigüité, et clairement positionné. Mais allons plus loin. 2012 doit se donner un président et une majorité de gauche. Nous avons donc responsabilité de ne pas décevoir. S’il est un électrochoc du 21 avril 2002 et une leçon à en tirer, elle n’est pas la division et la multiplicité des candidatures à gauche ; non, cela est la conséquence ; elle est que, quand la gauche a renoncé, le FN est en embuscade.

Aujourd’hui avec la milliardaire Marine Le Pen qui rompant avec la ligne du frontisme maurassien et poujadiste de son père cherche à séduire les salariés et les classes moyennes premières victimes de la dette, en revisitant l’effroyable oxymore national-socialisme. Nous sommes les obligés de l’Histoire. En 1936, la gauche a inventé les congés payés. A la libération, nous avons créé la sécurité sociale et les grands services publics. En 1981, nous avons imposé l’abolition de la peine de mort et la 5ème semaine de congés payés... C’est à ce niveau qu’il nous faut mettre la barre en 2012. Plus que tout nous souhaitons conduire avec vous, notre pays vers l’avenir. Mais pour cela, il faut choisir votre camp : les nantis ou le peuple ».

Les communistes à l’offensive pour proposer et agir

Aujourd’hui 300 000 de nos concitoyens ont fait de notre programme « L’humain d’abord », un des best-seller politiques. Chaque jour confirme la mise en mouvement des communistes et des militants du Front de gauche. Ce week-end après le passage de Jean-Luc Mélenchon à des « paroles et des actes » regardés par 3,2 millions de personnes (l’un des meilleurs résultats de l’émission), nous pouvons vérifier dans les témoignages de sympathie l’intérêt que suscite le Front de Gauche. On compte de nouveaux soutiens ; symboliques de ce bougé le ralliement de l’actrice Anémone fidèle toujours aux écologistes ou encore une nouvelle vague de militants du NPA qui finissent par conclure combien la démarche de leur mouvement gèle toute perspective à gauche. Localement aussi on peut vérifier cette tendance ; nous avons cette semaine, enregistré dans mon département le soutien d’un ancien élu régional socialiste ainsi que de deux conseillers municipaux verts. Je pourrai aussi évoquer ces militants syndicaux et associatifs qui par milliers les militants entre dans la danse. La structuration du Front des Luttes est de ce point, un outil de première importance ;je vous renvoie ici à la vidéo des Still de Montaire appelant à voter Mélenchon suite à la mobilisation du Novembre. Elle est éloquente.

Un autre signe est la disponibilité des maires pour parrainer notre candidat dès que l’on fait de cet engagement citoyen une bataille politique à part entière. Plusieurs centaines d’intentions de parrainage sont déjà remontés.

Louis Weber pour le front des intellectuels vient de lancer un appel avec l’objectif de 1000 soutien à la candidature JLM. Face à la bataille menée autour du renoncement et de la soumission, la reconquête d’une influence sur le terrain des idées sera déterminante pour l’influence du Front de Gauche. De premiers grands noms s’engagent, je pense à l’écrivaine Annie Ernaux

Après les résultats encourageants des élections Européennes, puis les régionales et les cantonales. le Front de Gauche s’enracine dans le paysage. Pas comme la gauche de la gauche, a précisé JL Mélenchon, jeudi soir, mais comme une force de gauche qui ambitionne de devenir majoritaire dans son camp et dans le pays. En d’autres termes, quand nous disputons l’hégémonie au PS, ce n’est pour diviser la gauche mais parce que faire gagner la gauche appelle à changer la nature des choix politiques sur lesquels doit s’effectuer son rassemblement.

Notre force aujourd’hui, ce sont aussi nos propositions et leur cohérence. Dans l’Humain d’abord, nous mettons sur la table un programme, une offre politique à la hauteur de la situation de la crise que nous vivons. Dans ce programme, il y a des mesures concrètes et urgentes peuvent prendre corps dès le printemps 2012.

Pour ne citer qu’

  • Une augmentation des salaires et des minimas sociaux pour aller vers un SMIC à 1700 euro. Cette relance donnerait de l’oxygène à l’économie. Simultanément nous limiterions les hauts revenus faisons nôtre la proposition de la confédération européenne des syndicats d’une échelle de revenus de 1 à 20,

  • Une reprise de contrôle immédiate et le crédit avec la création d’un pôle bancaire et financier,

  • Une relance des services publics qui passerait par une mise à l’index immédiate des RGPP,

  • L’abandon de la réforme des collectivités,

  • L'abrogation des lois liberticides prise depuis 2002.

 

Mais je pourrais tout autant citer l’hôpital public et la fin de la T2A ou la convocation d’une constituante pour aller vers une 6ième République. C’est avec de tels engagements que nous voulons aller au débat. Et pour les 97 jours qui nous restent où plaçons nous nos priorités ? D’abord dans la poursuite de la mobilisation des communistes, car leur militantisme est un moteur essentiel du FdeG.

Si pour certaines rédactions ou milieux bien-pensant, les jeux sont faits et les enseignements de la présidentielle déjà tirés, nous savons par expérience que la réalité est autre. Rappelons de 2005 où pendant des mois, les mêmes nous ont expliqué que le OUI était acquis parce qu’il l’était pour eux, et souvenons-nous encore de leurs airs dépités le 29 mai au soir !

Aujourd’hui, il est une donnée tangible qu’il nous faut avoir en tête : c'est que la moitié de ceux qui expriment un choix dans les sondages sont encore indécis. Sans compter ceux qui n’ont pas encore choisi.

Plus qu’un positionnement partisan, ce sera la capacité d’apporter des solutions concrètes et donc d’être auprès de la population qui sera le déterminant du vote.

Quelques soient les qualités de notre candidat à la Présidentielle, le rayonnement du FdeG sera d’abord est lié au nombre de communistes et de militants engagés. Parmi eux dans toutes les circonscriptions, les candidats aux élections législatives qui apporte à la Présidentielle toute la plus-value de sympathie qu'ils ont acquis par la proximité, la disponibilité et l'efficacité.

Parmi les populations que nous voulons cibler : les abstentionnistes, d’où notre volonté d’un intervention dans les quartiers populaires. Participeront-ils massivement à la Présidentielle comme en 2007 ? Un Front thématique s’est constitué sur cette question afin de dégager des propositions emblématiques. Une rencontre nationale aura lieu le 27 janvier prochain à 19 h à Colonel Fabien qui va approfondir le contenu du programme partagé sur les problématiques de politique de la ville, des moyens pour une réelle égalité des territoires, des particularités de ces quartiers délaissés de la République que nous voulons pas laisser au FN.

Nous voulons également prioriser notre intervention sur le terrain de l’entreprise et de l’emploi, je l’ai déjà mentionné. Eric Corbeaux lors du collège exécutif consacrée à la question, est revenu sur le besoin d’y multiplier les initiatives en construisant une cohérence nationale de notre intervention autour des exigences de nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés, de contrôle sur les banques et la finance pour notamment desserrer la pression financière des projets industriels.

Nous avons décidé de préparer le sommet du 18 janvier par trois journées d’action autour de l’emploi les 17, 18, 19 janvier. Elles ont en train de s’organiser autour de distribution de tracts devant les portes d’entreprises et grands services publics, de conférence de presse, d’AC et de rencontres avec les organisations syndicales. Nationalement le PCF et le FdeG ont rendez vous la CGT et Solidaires. En fin de semaine à Metz aura lieu un meeting régional en présence d’Oskar Lafontaine.

Signalons aussi la structuration dans la campagne de vingt fronts thématiques parmi lesquels Agriculture, Culture, Intellectuels, Migrations, École, Quartiers populaires, Santé, Eau, Sport,  Transport, école, économie sociale et solidaire, logement et urbanisme, égalité homme-femme, LGBT, numérique... Ils permettent d’élargir notre rayonnement en termes de réseau. C’est aujourd’hui 1000 signataires dans le Front école, ou 600 dans le Front migrants. Ou encore, une initiative lors du dépôt des parrainages qui sera l’occasion d’un discours sur la VIème République.

La campagne a donc bien commencé maintenant. Plus de 500 meeting régionaux et départementaux sont prévus dans toute la France. A Nantes vendredi c’était plus de 6000 personnes autour de JLM et PHL Ils viennent s’ajouter plus de 450 Assemblées Citoyennes qui se sont installées depuis octobre favorisant l’entrée dans la mobilisation de nouveaux acteurs du Front de Gauche et permettant le maillage des territoires. C’est également 14 000 personnes qui se sont directement abonnés à la Lettre Hebdo du Front de Gauche et peuvent à la tour s’engager dans sa dynamique. Ce sont encore dans toutes ces initiatives de nouvelles adhésions au PCF, plus de 5000 depuis 2011.

A partir de ce week-end, un 4-pages « Prenez le pouvoir » sera distribué dans toute la France à 7 millions d’exemplaires. Une nouvelle affiche va sortir ainsi que deux affiches nationales du PCF pour recouvrir les murs de notre pays. Sur le site Place au peuple, une application militant disponible pour les Smartphones. Un modèle d’appel à voter national permet à tous de prendre leur place dans cette campagne citoyenne et constitue un baromètre privilégié de la progression de notre campagne.

Mes chers camarades, à 97 jours du premier tour, nous sentons bien qu’il est en train de se passer quelque chose. Face à une actualité qui s’accélère, le nombre de ceux qui ont choisi la résistance face aux agences de la notation est en train de grandir. Nos propositions commencent à trouer de l'écho, l’accueil est généralement bon : il est en train de se passer quelque chose…

A nous maintenant d’aller au bout de nos ambitions ! Pour se faire nous avons un potentiel militant qui nous permet d’y croire et la rencontre nationale des animateurs de la vie du parti, et des candidats aux élections législatives le 28 janvier sera un formidable tremplin pour démultiplier dans tout le pays, la verve et la conviction de notre candidat. Alors, profitons-en.

Il faut une formule de conclusion d'autant qu'ici je suis soumise à une dure concurrence. Alors, en clin d'œilà Martine Perez avec laquelle, nous nous heurtons souvent dans les locaux du Conseil régional Midi-Pyrénées à la liste régionale UMP « Osons » qui s'est arrogé, pour mieux le dévoyer, ce beau mot déclamé par Saint-Just « Osez ! Ce mot renferme toute la politique de la révolution. »

Oui, osons!

 

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29 décembre 2011

Mon intervention sur le Budget du conseil régional Midi Pyrénées

midi-pyrenees-svg-pngAssemblée Plénière du 22 Décembre 2012

 

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

 

 

Vous évoquiez en propos liminaire de la présentation du budget primitif 2012 le contexte économique et financier national , européen, mondial.

 

Ce contexte  on ne peut le banaliser ou le minimiser car plus qu’à aucun un autre moment il impacte la vie de nos concitoyens mais également celle de notre collectivité.

 

Vous- même, Monsieur le Président, insistez sur le fait que représentant moins de 10% de la dette de l’Etat, le gouvernement ne peut prendre prétexte de l’endettement des collectivités locales pour expliquer son propre déficit.

C’est pourtant  ce qu’il fait, et ce qui justifie la mise au pas qu’il  tente aujourd’hui de nous imposer. Sous prétexte de lutter contre une crise qu’il nourrit lui-même, il demande aux collectivités de devenir les relais de sa politique d’austérité dictée par les marchés financiers et les agences de notation. Pour nous, il s’agirait d’en finir avec notre priorité d’un développement humain et durable. De sacrifier donc nos politiques publiques. En cette veille de Noël nous commençons à mieux mesurer les ravages sociaux engendrés par de tels choix renforcés par le deuxième plan Fillon et par les dernières délibérations européennes.

 

Sur des secteurs clefs de notre quotidien: la santé avec la mise à mort programmée de l’hôpital public et de l’assurance maladie (je saisis d’ailleurs cette opportunité pour vous redire que notre groupe soutient la demande des collectifs de défense de l’hôpital public de la création d’un observatoire régional de la santé), l’école avec la remise en cause des savoirs fondamentaux, et maintenant les transports soumis à privatisation et dont le conflit dans le secteur aérien sert de prétexte ses derniers jours à un projet de loi qui sera examiné le 24 janvier visant à remettre en cause  le droit de grève.

 

Je voudrais encore souligner la situation de l’emploi au cœur de toutes les attaques : désindustrialisation, plans sociaux, délocalisations, diminution du coût du travail, mauvais coups  incessants contre les  salariés et les syndicats. J’ai écouté le débat Mélench- Estrosi dont les propos sur le conflit des Molex ont été obscènes. Je tenais à mon tour à exprimer toute la solidarité du groupe front de gauche à Denis Parise, ici présent, à Guy Pavant comme à l’ensemble des salariés de l’entreprise dont le conflit a été exemplaire.

 

La décision de report des Etats généraux des collectivités territoriales faisant suite au refus de la droite sénatoriale d’y participer nous fournit un indicatif important quant à la détermination du gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre à marche forcée de la loi de décembre 2010.

 

Il trouve d’ailleurs des relais : je n’évoquerai que l’OCDE qui dans l’esprit de la RGPP propose de mettre en place une révision générale des politiques locales.

 

Le but escompté est d’aller le plus loin et le plus vite possibles pour satisfaire les besoins de la finance, du Traité de Lisbonne, du livre Vert sur les collectivités locales et du pacte euro plus.

 

Nous connaissons donc le cadre imposé par ce budget 2012 ;  diminution des dotations d’Etat qui réduit notre capacité d’intervention comme notre  autonomie de financement , ressources limitées. Ainsi la suppression de la TP a entraîné une diminution significative des ressources budgétaires des collectivités. Elle s’est traduite par davantage d’inégalités car les grosses entreprises, grosses contributrices à la TP voient leur nouvelle cotisation diminuer très significativement alors que les petits artisans, commerçants, voient les leur augmenter dans des proportions indécentes.

 

Ce carcan, le Front de Gauche ne l’accepte pas, c’est pourquoi nous tenons encore à souligner l’importance d’une action forte et coordonnée des 21 régions dirigées par la gauche pour s’arroger toutes les marges politiques nécessaires afin de ne pas subir cette situation. Alors qu’aujourd’hui, plus de départements sont dirigés par la gauche et que le Sénat lui-même a basculé, nous continuons à porter l’exigence d’un remboursement des sommes dues par l’Etat comme celles de renforcer d’autres leviers fiscaux.

Nous regrettons que l’association des régions de France et les différentes collectivités territoriales dirigées par la gauche n’aient pas mené cette année la contre offensive qui méritait de l’être.

 

J’entends, Monsieur le Président, votre remarque sur le fait que le budget 2013 risquerait d’être, je cite : « plus tendu que celui proposé aujourd’hui ». Nous connaissons bien le rythme des réformes, mais il est en revanche essentiel, pour nous, que la victoire de la gauche en 2012 ouvre la perspective, outre l’abandon de la réforme des collectivités, à des mesures immédiates de soutien à des politiques locales et régionales offensives.

 

Nous considérons comme très important et c’est avant tout ce qui motivera notre vote du budget, le fait que la région Midi-Pyrénées refuse d’entrer dans une logique d’austérité et d’abandonner le haut niveau d’investissement qui est le sien.

Qu’elle maintienne les orientations et les engagements qui ont été ceux de la majorité au début du mandat : L’école la formation, les transports, la culture, la solidarité, la citoyenneté et le développement durable.

 

Si nous avons refusé de voter les augmentations de la TIPP que nous considérons injustes au même titre que la TVA , nous actons comme très positives toutes les mesures qui participent à protéger les populations face à la crise, l’extension de l’ordi-lib aux apprentis en 2012, le pass-mutuelle, le dispositif de caution régionale pour le logement des étudiants, l’ouverture du dispositif de départ en vacances aux enfants en situation de handicap, la reconstruction des écoles para médicales du CHU de Toulouse.

 

Vous connaissez, Monsieur le Président, mes chers collègues, ce qui prévaut aux interventions de notre groupe :

 

Une action économique au service de l’emploi, du développement équilibré du territoire par un contrôle des fonds régionaux le conditionnement de leur attribution à la qualité des politiques sociales et durables menées. C’est ce qui nous a amené dans le cadre du SRDE à faire acter le principe d’étudier les conditions de la mise en œuvre d’un dispositif de mobilisation d’un crédit favorisant les entreprises s’engageant dans une démarche sociale et environnementale. C’est également ce qui nous conduit à continuer d’exiger la sortie progressive des pôles de compétitivité de la seule logique de concentration capitalistique pour entrer dans celle de coopération. Cela méritait d’être dit au moment où nous créons un pôle de compétitivité eau. Ce pôle apparaissant désormais comme fonctionnant au service du géant multinational privé Véolia.

 

La défense et le renforcement des services publics que nous avons formalisé dans des amendements au mémorendum régional sur l’avenir des services publics est aussi essentiel. Nous nous félicitons qu’ils aient été adoptés par la majorité régionale.

 

Je tiens aussi à saluer l’engagement pérenne de notre collectivité dans le plan rail, pour des TER de qualité, et dans son refus de rentrer dans la logique de libéralisation du secteur. Ce dernier point nous amène à refuser le partenariat public-privé qu’entend nous imposer l’Etat sur la LGV et qui se traduit par la prévision de 20 millions d’euros supplémentaires au budget. Tout en approuvant le principe de la Ligne Grande Vitesse, c’est la raison pour laquelle, comme EELV, nous ne voterons pas cette ligne.

 

De même, je ne peux que souligner l’effort constant de la région dans les lycées, son choix d’accompagner à haut niveau l’apprentissage en même temps que celui d’initier un panel de mesures de soutien social aux jeunes et à leur famille.

 

Cependant, je voudrais revenir ici sur un point qui a amené notre groupe à déposer un amendement au budget primitif et sur l’esprit qui a présidé à sa rédaction même si  Guilhem Serieys évoquera plus longuement le sujet après moi. Face à la crise, l’éducation et la formation gagnent en prépondérance pour sécuriser les parcours de vie. Notre refus de voter le CPRDF a été largement conditionné par le fait que le cadre de débats initiés par le gouvernement indexait la formation professionnelle sur les besoins patronaux immédiats conduisant à une dévalorisation sans précédent de la formation initiale. Les chiffres rendus publics vendredi, concernant la carte scolaire 2012 sur Midi-Pyrénées, avec 227 suppressions de postes d’enseignants sanctionnant d’abord les professeurs de LEP, soulignent cette volonté politique de manière flagrante. Je le vis sur mon département avec le cas de Vic en Bigorre. On voit dans ce qui se prépare, le choix manifeste du gouvernement de destructurer et réduire les LEP publics au profits des LEP privés ; Les cas de transferts sur Toulouse, Castres, Millau,  illustrent ce que je viens de dire. Face à cette offensive, nous pensons que la région ne peut rester sans agir. Nous savons bien quel est le cadre imposé par la loi, mais par contre, cependant dans la période, nous sommes favorables à l’arrêt des subventions facultatives attribuées aux établissements privés afin de les réaffecter vers l’éducation publique, laïque et gratuite. Il en va d’une question d’équité.

 

J’étais Présidente de l’UNEF en 1994 au moment où François Bayrou ministre du gouvernement Balladur proposait de revenir sur la loi Falloux, nous ne pouvons accepter que le gouvernement aujourd’hui nous impose de fait une situation analogue (d’où l’amendement déposé par le Front de gauche) J’ai prononcé le mot gratuité, il est un des principes  qui fonde notre engagement pour le service public d’éducation, l’état doit l’assumer, c’est son rôle ; sur la scolarisation comme sur l’aide sociale ; l’aide à l’autonomie de la jeunesse, le matériel pédagogique et les livres. Sur cette question particulière des livres, depuis 2004 les régions ont décidé de prendre le relais de l’Etat, avec des dispositifs différents comme le chèque-livre en Midi-Pyrénées, mais avec une égale volonté et cohérence. Même si à sa création en 1998, ici en Midi Pyrénées le chèque livre n’était pas destinée prioritairement au livre scolaire mais à la lecture en général, il est devenu au fils des ans  un élément important de la rentrée des jeunes. Je crois qu’il serait aujourd’hui précipité de revenir sur une telle décision. Elle irait à l’encontre des demandes des syndicats enseignants, des élèves et de la principale association de parents d’élèves, elle serait vécue comme préjudiciable par de nombreuses familles.

 

Enfin, M Le Président, nous vous avions interpellé sur l’urgence sociale des établissements suite au désengagement de l’Etat du fonds d’action sociale (on parle de 300 mille euros pour 2011) et à la possible nécessité, sans pour autant se substituer à l’Etat, d’instaurer une mesure fonds social cantine. Si cette urgence était confirmée en 2012 nous vous demandons qu’une telle disposition soit prise lors de la DM1.

 

Un mot pour dire notre accord avec le maintien des lignes attenant à la citoyenneté, l’économie sociale et solidaire, la politique de la ville et pour souligner l’augmentation du budget de la culture.

 

De même, nous sommes favorables à continuer à valoriser la création d’instance de participation avec les acteurs sociaux, les syndicats, les associations mais aussi avec les salariés et les populations elles-mêmes dans l’élaboration des schémas régionaux, cette dimension a souvent été essentielle  dans l’élaboration de nos politiques.

 

 

Voilà ce que j’avais à dire. Je vous remercie.

 

Marie-Pierre Vieu

Présidente du Groupe Front de Gauche

 

 

VOTES.      

Texte amendement lycée :

amendementlyc_espriv_s            

Sur amendement lycée. Vote Pour du groupe Front de gauche et abstention du groupe EELV. ( PS PRG UMP votent Contre)

Sur amendement LGV. Vote Pour groupes Front de Gauche et EELV ( PS, PRG, UMP votent contre)

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21 décembre 2011

Abattoir de Tarbes : il est urgent de négocier pour donner gain de cause aux salariés

abattoirLes salariés des abattoirs de Tarbes sont en grève. Ce choix que nous avons contesté, de privatiser en mai dernier leur outil de travail et de le céder au groupe Arcadie, conduit aujourd’hui à une modification de leur statut. Si les salaires seront maintenus, il n’en va pas de même de certains autres droits dont le rattachement à un Comité d’Entreprise.

Sur le papier, ces salariés peuvent continuer à bénéficier du Comité des œuvres sociales (COS) de Tarbes. Dans les faits, ARCADIE dont chiffre d’affaires avoisine les 308 millions d’euros et pour lequel la ville de Tarbes va encore devoir débourser plus de 3,5 millions d’euros pour travaux avant concession, refuse de débloquer les …4000 euros nécessaires à ce rattachement.

Un véritable scandale, encore amplifié par le fait que le maire UMP, Gérard Trémège préfère claquer la porte à ces hommes en lutte, qu’à un groupe aux pratiques connues de patrons voyous !

A quelques jours d’un Noël déjà marqué par la récession, il est urgent qu’une véritable négociation ait lieu et que gain de cause soit donné aux personnels de l’abattoir. Ce matin, Marie-Laure Eydelie Buffat et Hervé Saint Mézard, élus communistes de l’opposition tarbaise sont allés leur apporter tout notre soutien. Cette après-midi, je tenais à en faire de même, et à appeler le maire de Tarbes à agir pour l’intérêt général de sa ville et de sa population.

 

 

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20 décembre 2011

Carte scolaire de Tarbes

Ci joint le texte de la motion que j'ai proposée hier soir au nom de l'opposition et adoptée en CM de Tarbes hier soir l'unanimité.

- Pour info complémentaire, le maire de Tarbes a rappelé son implication pour préserver l'école (dans la filiation de ses prédécesseurs) et Gilles Craspail, adjoint aux affaires scolaires a écarté d'un revers de main tout risque de fusions d'école à Tarbes. On saura s'en rappeler si besoin est.


Motion du Conseil Municipal de Tarbes,

concernant la carte scolaire du 1er degré 2012

 

Assurer une scolarisation des enfants dans les meilleures conditions nécessite, que le Service Public de l'Education Nationale puisse pleinement remplir la mission que l'Etat lui confie.

Cela est encore plus vrai alors que la crise que nous traversons impacte d’abord les catégories sociales les plus fragiles.

Le maintien des possibilités d'accueil dans les écoles maternelles pour les enfants de 2 ans dont les Parents le souhaitent, des effectifs corrects dans les écoles élémentaires, des postes de RASED pour la prise en charge des élèves en difficulté et des enseignants titulaires remplaçants en nombre suffisant, sont indispensables pour assurer un enseignement de qualité.

Les suppressions de postes dans l'Education Nationale ont des conséquences concrètes sur le fonctionnement des écoles primaires : les effectifs augmentent dans les classes, les cours doubles se multiplient, dégradant les conditions d'enseignement nécessaires à la mise en place des apprentissages indispensables pour la réussite de tous les élèves. Les enfants de 2 ans trouvent de moins en moins de place dans les écoles maternelles, réduisant ainsi le rôle de prévention joué par cette école fondamentale.

La dotation de l'Académie de Toulouse pour la rentrée 2012 est connue depuis le vendredi 16 décembre : - 227 postes dans le 1er degré.

Chaque année, les Ecoles Publiques de la Ville de Tarbes perdent des classes, alors que la précarité de la population augmente avec son corollaire de difficultés sociales pour les familles et de difficultés scolaires pour leurs enfants.

Dans un contexte économique préoccupant, l'éducation doit être une priorité pour assurer l'avenir de nos enfants.

C'est pourquoi le Conseil Municipal de la Ville de Tarbes réuni en séance le lundi 19 décembre 2012, se déclare opposé à toute fermeture de classe pour la rentrée 2012, et donne mandat à Monsieur le Maire d'en informer l'Inspecteur d'Académie.

D'autre part, il donne mandat à Monsieur le Maire de s'opposer à toute fusion d'écoles, puisque son accord est indispensable à cette restructuration.

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15 décembre 2011

Interview pour TarbesInfo sur la préparation du budget municipal


Tarbes L'oposition prépare son budget 2012

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14 décembre 2011

Tarbes : pour un budget anti-crise et participatif

L'invitation annonçant la réunion publique du 16 décembre est téléchargeable.

Cliquez sur le lien ci-dessous

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26 novembre 2011

Tarbes. Ensemble construisons un budget municipal 2012 participatif et anti-austérité!

tarbesLe  lundi 19 décembre prochain aura lieu le Conseil Municipal de Tarbes qui décidera du budget de la ville pour 2012.

Il nous apparaît que cette session est d'une grande importance et qu'elle mérite d'être préparée publiquement, et dans une démarche participative avec les tarbais.

Ceci n'est pas le choix du maire UMP de la ville, Gérard Trémège, mais ne peut empêcher les élus d'opposition que nous sommes de le faire.

Pour nous, le budget 2012 doit, autant que peut le permettre une municipalité, marquer la volonté de construire un bouclier "anti-crise et austérité" pour les tarbaises et tarbais.

C'est dans ce cadre que nous voulons élaborer quelques orientations et propositions alternatives à celle de la droite. Propositions que nous présenterons en Conseil Municipal.

Refus du cadre imposé par le gouvernement de baisse des dotations d'Etat, autres choix fiscaux pour Tarbes, priorité à l'emploi et au social; défense des services publics locaux et du tissu associatif; aide privilégier aux jeunes, familles monoparentales, exclus du logement et des transports; association de la population aux grandes décisions municipales, nous voulons développer ces pistes. Et en concertation et co-élaboration avec le maximum de tarbais.

C'est pourquoi nous vous proposons un 1er RDV pour en débattre le mercredi 30 novembre à partir de 17h30 à l'Hôtel Brauhauban.
- Ce premier échange pourrait être suivi d'un 2ième, le vendredi 16 décembre même heure et lieu.
- Entre ces deux RDV, nous pourrions élaborer un matériel public que nous distribuerions massivement à Tarbes favorisant à la fois l'information mais également la participation des tarbais à ce débat structurel pour leur ville. D'autres initiatives pourraient être prises dans le même sens.
Enfin nous vous appelons à être présents le lundi 19 décembre à 18h à la mairie de Tarbes pour assister au Conseil Municipal de Tarbes.

En comptant sur votre présence.
Très fraternellement.

Marie-Pierre Vieu
Marie-Laure Eydeli-Buffat
Hervé Saint Mézard.

Conseillers municipaux de Tarbes (PCF-Front de Gauche)

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05 octobre 2011

SANTE : Déclaration du groupe Front de Gauche :au Conseil Régional Midi-Pyrénées

Non au consensus que veut imposer le gouvernement et l’Agence Régionale de la Santé !

Oui à un vrai débat démocratique et public !

 

 

Mercredi 5 octobre aura lieu au Conseil Régional de Midi-Pyrénées un débat sur « L’offre de soins et aménagement du territoire en Midi Pyrénées ».

 

Le groupe Front de Gauche porte depuis des mois l’exigence d’un grand débat public et démocratique sur l’avenir de l’offre de santé dans notre région, le maintien et le développement de moyens publics pour assurer le droit de chacun-e à la santé.

Notre groupe a plusieurs fois interpellé Martin Malvy afin que le Conseil Régional s’engage dans ce sens auprès du Préfet de Région et du Directeur de l’Agence Régionale de Santé.

 

Nous aurions aimé et salué comme une avancée importante, le fait que l’initiative du 5 octobre participe de cette démarche.

Mais nous savons malheureusement qu’il n’en sera pas ainsi.

 

S’inscrivant dans la logique gouvernementale, cette initiative ne remettra pas en cause les orientations régressives préconisées pour Midi Pyrénées : non prise en compte des projets médicaux locaux et des besoins nouveaux qui s’expriment, réduction et concentration des moyens octroyés à la santé publique, fermeture de plusieurs services et hôpitaux de proximité ou réduction de leurs prérogatives à une spécialité, développement de partenariat public-privé répondant à la volonté toujours plus grande de rentabiliser le secteur…

 

Pire encore, dans la droite ligne des conférences territoriales qui se sont tenues dans les départements, cette journée participe d’un simulacre de démocratie, qui consiste à écouter mais en refusant de tenir compte des avis qui s’expriment y compris celui des élus locaux.

En d’autres termes, la concertation selon Monsieur Chastel, c’est tourner le dos à l’intérêt général pour servir exclusivement celui des spéculateurs de la santé !

 

Les élus du Front de gauche seront présents le 5 octobre.

Ils interviendront dans la discussion pour exprimer leurs revendications en matière de santé publique : arrêt du sous financement de la sécurité sociale, du Numérus Clausus, suppression de la tarification à l’activité, abrogation de la loi HPST (loi Bachelot).

Ils rappelleront leur engagement pour le maintien et le développement de l’ensemble des hôpitaux publics de Midi-Pyrénées.

Ils avanceront le souhait que le Conseil Régional répondant favorablement à la demande des collectifs de médecins et d’usagers, s’engage pour que vive en Midi Pyrénées une vraie instance démocratique permettant que se développent de vraies alternatives, crédibles et constructives, aux projets et décisions de l’ARS.

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23 mars 2011

Dimanche 27 mars, mobilisation Générale pour l’élection de Jean Buron

front_de_gaucheNous remercions les 6433 électrices et électeurs qui ont placé le Front de Gauche en seconde position des forces politiques du département, et tout particulièrement les 1581 qui ont placé notre candidat Jean Buron en tête sur le canton de Bordères sur Echez., avec 32,27%.

Avec 15,7%, un mode de scrutin démocratique nous garantirait 5 ou 6 élus sur le département. C’est donc la moindre des choses que Jean Buron rentre au Conseil Général dimanche.

 

Dans un contexte marqué par l’abstention et le rejet de la droite, par la montée du Front National, tous les partis de gauche, ont écrit dans un appel national , au soir du 1er tour : « nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême-droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour ».

 

Ainsi, partout dans le département, nous faisons nôtre cette exigence et appelons à battre la droite et l’extrême-droite notamment sur les trois cantons de Tarbes où pèse cette menace. Ce principe a toujours été appliqué par nous et par Jean Buron en particulier dans les scrutins précédents !

Contre toute attente et au mépris de cet accord, la direction départementale du Parti socialiste maintient son candidat pourtant arrivé en seconde position sur le canton de Bordères sur Echez.

De ce fait, le Parti Socialiste en appelle à l’arbitrage de l’électorat de droite, ce qui pose un véritable problème de fond. On voudrait par ce procédé politicien dérouter l’électorat des cantons où le candidat du Parti Socialiste est opposé à un candidat de droite, on ne s’y prendrait pas mieux !

 

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’au vu des résultats du premier tour, nous ne contestons pas la légitimité du Parti Socialiste à diriger le Conseil Général.

Le Front de Gauche a porté lors de la campagne électorale du 1er tour un programme vraiment à gauche, solidaire, écologique et citoyen. Pourtant, le Parti Socialiste semble estimer aujourd’hui qu’il y a incompatibilité entre ce programme et le sien. Les propositions de gauche que Jean Buron défendra au Conseil Général dérangeraient-elles ?

Nous estimons qu’il est nécessaire que la raison l’emporte et que dans les heures qui viennent le Parti Socialiste revienne sur sa décision et retire la candidature de Daniel Frossard. Si tel n’était pas le cas, nous invitons l’ensemble de l’électorat de gauche et notamment l’électorat socialiste à bien mesurer toutes les conséquences de cette situation, et en votant massivement pour Jean Buron à assurer son élection au Conseil général.

 

Dès maintenant, afin de faire vivre dans le Conseil Général une plus grande diversité, le pluralisme politique et la démocratie, nous appelons à la mobilisation citoyenne de chacun.

 

Dimanche 27 mars 2011

Ne vous abstenez pas, votez pour le Front de Gauche

Votez Jean Buron, maire de Bazet et sa remplaçante

Evelyne Ricart, maire d’Aurensan

Posté par mpvieu à 09:22 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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